Le mandat

Qu’il soit simple ou exclusif, il est
obligatoirement limité dans le temps et doit sous peine de nullité préciser
sa durée de validité. Souvent, le mandat contient une clause de tacite
reconduction ( celle-ci doit obligatoirement être d’une durée précise et
assortie d’une date limite) qui prolonge les effets du mandat.
Le mandat exclusif peut être dénoncé après un délai
de trois mois, par lettre recommandée avec demande d’accusé de réception et
avec un préavis de quinze jours. L’agent conserve son exclusivité pendant
les quinze jours de préavis.
Lorsqu’il a fait l’objet d’un démarchage à
domicile, le vendeur bénéficie d’un délai de rétractation de
sept jours à compter de la signature du mandat. Il lui suffit de
renvoyer le formulaire détachable qui doit obligatoirement accompagner le
mandat.
Il existe deux types de mandats :

Le mandat simple
Il vous permet de confier votre bien à plusieurs agences ou même
d'essayer de le vendre par vos propres moyens. En contrepartie de la
liberté qu'il vous donne, il est normal qu'il "motive"
moins l'agence. Elle hésitera à vraiment investir sur votre vente
alors qu'elle sait qu'un confrère peut aussi proposer le même bien
ou encore que vous allez peut-être le négocier directement.
En choisissant ce type de mandat, vous vous donnez, c'est vrai la
possibilité d'élargir votre zone de chalandise (vous serez peut-être
dans plusieurs vitrines) mais vous limitez l'investissement
publicitaire que fera l'agence.
Le mandat exclusif
Comme son nom l'indique, vous confiez exclusivement la vente de votre
bien à un professionnel. Vous l'avez choisi, c'est celui qui est le
plus réputé dans votre secteur, celui qui fait le plus pour faire
connaître les biens qu'on lui confie. En signant avec lui ce type de
contrat, vous lui montrez votre confiance et bien sûr cela va
l'encourager à tout faire pour mettre en valeur votre bien, en
favoriser la vente.
Le compromis de vente

Il s'agit d'un avant-contrat signé par le vendeur et l'acquéreur
d'un bien immobilier soit sous seing privé, soit devant un
professionnel. Le compromis de vente engage les deux parties et il est
d'usage que l'acquéreur verse un acompte (en général 10% du prix de
vente) lors de l'établissement de cet acte.
Les frais de notaire

La rémunération d'un Notaire est déterminée par le décret
du 8 mars 1978. Ce texte fixe un tarif obligatoire, variable suivant
les actes.
Ce qu'on appelle communément les "frais de Notaire", sont en réalité pour la majeure
partie des droits fiscaux.
Ce
que le notaire perçoit pour le compte de l'Etat
Les droits et taxes dus au Trésor Public : il s'agit des
droits d'enregistrement, de la taxe de publicité foncière et taxes
annexes, de la T.V.A. et du "prélèvement pour frais d'assiette
et de recouvrement" qui s'élève à 2,5% du montant des droits
perçus.
Les droits de timbre : les réglementations multiples
imposées par la législation, obligent les notaires à établir des
actes de plus en plus longs et donc de plus en plus onéreux en droits
de timbre
La T.V.A. à 19,60% sur les émoluments du notaire que
vous lui versez pour qu'il la reverse à son tour au Trésor Public.
Les
Frais et débours
Ce sont toutes les dépenses que le notaire avance pour
vous et que vous devez lui rembourser (coût des extraits cadastraux,
de la conservation des Hypothèques, des documents d'arpentage, des
immatriculations au registre du commerce, etc...).
La
rémunération du Notaire
Elle sert à couvrir, les frais généraux de l'office
notarial (le salaire du personnel, les frais de fonctionnement,
etc...) et à rémunérer le notaire lui-même.